vendredi, décembre 30, 2005

Une petite affaire, de même...

Faire sa lessive... ca parraît niaiseux... mais c'est un défi!

Avez-vous déjà tenté de faire votre propre lessive de la semaine, à la main, en plein été, avec chaleur et humidité?? Pas de problème vous dites? Ouach! Je l'ai fait ce matin et je vous le dit, j'en ai sué une claque! Pour environ une dizaine de morceaux, un drap et une serviette, j'ai mis 2h... à savonner, frotter, brasser, rincer, essorer et étendre le tout. Et c'est pas tout: lorsque ce sera sec, il faudra tout repasser car un type de moustique adore déposer ses oeufs dans une cavité humide (entre les fibres de coton, c'est idéal). Le repassage a pour effet de tuer les oeufs par l'action de la haute température. Si on ne le fait pas, on s'expose à cultiver les larves du moustique en question qui une fois près de la peau de notre corps, transfèrera dans les pores pour continuer son développement. Une petite infection se met en place et les larves sont à extraire à l'aide d'une pince à cil. Semble-t-il que c'est pas très beau à voir. Donc tout ce qui est lavé et séché à l'extérieur pour être porté doit être repassé... ajouter un autre 1.5h à tout ce travail. Par ailleurs, il est important de profiter du soleil du midi... entre 12h et 15h pour faire sécher le linge. Autrement, il ne sèche pas, l'humidité dans l'air est trop importante.

Non, je ne fais pas cette tâche à chaque semaine. À la maison, nous avons contracté une femme de ménage pour faire ce travail ainsi que les tâches ménagères usuelles. Mais dans le temps de Noël, parce que nous étions à l'extérieur de Cotonou, nous ne pouvions être présent lors de la journée prévue... on lui a donné congé, avec solde, un bonus de Noël quoi.

mardi, décembre 27, 2005

Voyage à Natitingou et Parc de la Pendjari

Voyage a Natitingou, l'Aventure commence (du 23 au 27 décembre)

Le lever du corps a été un peu plus ardu que les autres matins. Le départ était donné au centre-ville de Cotonou (arrondissement St-Michel) pour 7h. Les bus attendent les passagers et déjà à notre arrivée vers 6h30 on se sentait comme dans une ruche. Le bourdonnement, vas-et-viens autour des autobus qui partent tous dans des directions différentes. L'embarquement se fait sans problème, malgré le cahos qui se fait sentir pour les bagages et les explications que donne le contrôleur à des gens insistants pour toutes sortes de raison: "j'ai des bagagges", "j'ai pas mon billet", etc (souvent en langue locale ou mi-français). Ceci est sans compter les vendeurs et vendeuses itinérants tentant de nous passer tous les sapins possibles: d'une brosse à dent jamais utilisées jusqu'au super video lecteur DVD de maison non-volé en passant par les kleenex, stylos, nourriture de toute sorte (qui puent et qui ne puent pas!), girlandes de noel et embalages ou, finalement, des pilules douteuses sensées revigorer son homme.

Le dortoir: vive la vie en commun!

Après un petit voyage de près de 10h pour faire 510km (confirmé par un local lors du retour), nous parvenons à Natitingou. Nous sommes dès lors assaillis par les chauffeurs de taxi, de moto-taxi ou encore d'un guide à l'honnêteté douteuse... une chance, deux exploreurs de notre groupe de stagiaire nous ont repéré et ont vite dispersés tous ces pseudos-canailles. Le lieu de campement était tout près, à 5 minutes de marche, sur la route. Les "yovos" de la place prennent donc le chemin de "l'hôtel"... surprise! Un dortoir à la "Maison de l'Enseignant". Une grande pièce où sont disposés environs 7 lits superposés... nous sommes 13, le compte est bon. On va vivre "serrés" pendant quelques jours. Le plus grand choc était les toilettes pas de couvert et à la salubrité inégalée... sans compter les douches où vraiment les gougounnes ne sont plus une option: on aurait dit un "box à veau"... l'odeur, l'état général et la crasse repousse tout coeur sensible. C'est rien, je ne parlerai pas de la température de l'eau. Oui, il faut que j'explique. A Natitingou, la température possède des extrême intéressant. À cause de l'Armatan, la chaleur peut atteindre les 40oC le jour et un peu plus d'une dizaine la nuit. Par contre, le climat reste sec, très sec... on le ressent vite. Tous sommes content de ressentir cette sensation où lorsque le corps transpire, il peut vraiment se refroidir. Les nuits sont récupératrices grâce à ce climat.

Le dejeuner: 1.5$, délice inclu!
Depuis mon arrivée, le "value meal" n'a pas été souvent la vedette. À Nati, on a trouvé le "deal" du matin: omelette avec 2 oeufs, une demi baguette de pain et un café (ou chocolat chaud) était servi pour l'équivalent de 1.5$ (canadien). En plus, c'est délicieux et l'ambiance du chef et son sourire est très apprécié.

Chutes de Kota
Les propositions de nos explorateurs nous invitent à aller se détendre dans un petit oasis du secteur, les chutes de Kota, a 15km au sud de Natitingou. Quel paradis... photo à l'appui! Un bel endroit où passer l'après-midi, faire une sieste et faire une saucette.

Veille de Noël: La Brèche de Nati
La veille de Noël, nous avons réservé à un bon petit resto, très bien situé, dans un col de la chaîne de montagne de l'Atakora (élévation + ou - 500m). De là nous avons pris le souper, dans un ambiance de famille de stagiaires avec en toile de fond la ville de Natitingou. L'air était doux comme une vraie belle soirée à la Québecoise, avec un coucher de soleil sur la cordillière... mémorable!

Fête de Noël des enfants
Je suis déçu de constater comment les africains ont litéralement copié, sans aucune adaptation locale ou culturelle, le concept de Noël. On décore un sapin (artificiel, bien sûr), on le soupoudre de neige (artificielle, voyons-donc), et on plante là un père Noël portant un masque d'homme blanc à la barbe blanche (artificiel, de surcroît). Nous étions trois à aller sur les lieux de la fête... en fait nous ne savions pas que c'était la fête car nous allions seulement rencontrer le guide pour le parc de la Pendjari, qui était occupé à faire le père Noël. Il y avait donc des dizaines d'enfants, tous orphelins et récupérés par quelques groupes social local, à se placer en rang avant de recevoir chacun un présent. À la réception de leur cadeau, tendu de la main par le père Noël, chaque enfant accepte l'offrande en s'incliant poliment en signe de remerciement. À l'heure où les pères Noël du Nord sont presque maltraités par les enfants gatés de notre société, méchant contraste!

Dîner de Noël aux étoiles filantes
Pour notre souper de Noël, veille du départ pour l'Aventure Africaine, nous allons dans un restaurant el-cheapo que nous a recommandé de guide pour la Pendjari. Wow! Excellente suggestion, retenez ça: "La grignote". Ok, j'avoue que le bord de la route était pas l'idée du siècle, mais coudonc (en guise de parallèle, placez un resto sur le bord, mais vraiment sur le bord, de la route 138 à la hauteur de l'Assomption). Que ne fut pas notre surprise lorsqu'un local vient nous demander de détourner notre attention vers le ciel où à ce moment défilaient un groupe d'étoiles filantes... un spectacle saisissant qui a duré tout près d'une trentaire de secondes. Un cailloux ou je ne sais quoi a plongé dans l'atmosphère pour se fracasser en plusieurs fragments et nous offrir le spectacle de sa lente consommation silencieuse et colorée. Tout simplement superbe... j'ai eu le temps de faire bien des voeux, Chantal!

Pendjari
Nous nous sommes entendus avec le guide: départ à 5h00 AM de notre chef-lieux. Le premier guide est arrivé à 6h05... trop tard pour arriver à temps pour la chasse de ce premier matin! La chasse est le terme employé par les guides pour désigner la période de temps la plus propice où les animaux s'activent et peuvent être observés. C'est aussi lorsque la température est la moins élevée et que la lumière du jour est suffisante. La chasse du soir est particulièrement intéressantes dans la période de pointe de sécheresse: les animaux ont soif et doivent aller s'abreuver dans les rares mares qui subsistent. C'est là que les chamailles surviennent, que les meutent se pointent. Nous visiterons les mares de Bali et la mare Sacrée. Malheureusement pour nous, la saison sèche n'est pas assez avancée... faudrait revenir fin février ou en mars, la saison des pluies commence en mai.

Le chemin pour se rendre à l'entrée du Parc: 1h de bitume à travers une route sinueuse et passant à travers multiples villages dont les noms sont tout aussi étrange: Kataban, Koudouglou, etc. Nous quittons le bitume pour un autre 30 minutes de route de brousse cahoteuse. Le confort es limité: nous sommes 9 (plus l'équipement) dans un véhicule concu pour mettre relativement à l'aide 7 personnes (et sans équipement). Les gens des villages nous saluent au passage. Ils espèrent tous recevoir un quelque chose des blancs qui passent, des touristes qui dilapident leurs biens pour eux.
Arrivé à l'entrée, nous réglons les divers pré-requis: droits de passage, etc. Nous repartons sur les chemins pour découvrir à certain moments des petit groupes d'animaux: cobs, babouins et bubales se découvrent en premier. Nous avons hâte (et espérons fort) de rencontrer des lions, buffles et éléphants... pas maintenant, peut-être plus tard, à la chasse du soir. Nous nous arrêtons à la mare de Bali où on peut observer (en silence) les rhinocéros se montrent timidement la tête hors de l'eau pour prendre une bouffée d'air. La scène est cependant si rapide et ne laisse pas beaucoup de place à constater la taille imposante qu'ils représentent. Un déplacement d'une heure de plus nous mène à la mare Sacrée. Pendant ce temps, on passe à travers une flore étrange, quasi désertique, la savane: de grandes touffes d'herbes brûlés, des arbres tordus, des champs et arbres brûlés. On apprend que les autorités du Parc ont intentionnellement mis le feu à plusieurs endroits afin de permettre la regénération de certaines pousses fraîches que consomment les animaux qui broutent, mais aussi pour la saison touristique. La scène est parfois désolante: la forêt luxuriante y est que très rare.

Dans la progression à travers les chemins du Parc, nous constatons comment la chaleur (et peut-être le temps) a fini par créer une fine poussière qui s'immisce et s'imprègne partout. Lors des déplacements les véhicules soulèvent une telle quantité que l'air devient vite irrespirable. Les vêtements ainsi que notre peau non recouverte s'en couvre rapidement. Nous avons l'air de l'ami de Charlie Brown qui est si sale qu'à chaque geste il polue l'air (ca vous dit quelque chose? C'est quoi son nom, déjà?).

Pendjari: les problèmes des camions
On aurait dû nous en douter. Les camions (un Mitsubishi et un Toyota Land Cruser II) sont pourtant bien adapté à la brousse... mais dans l'état où ils paraissent, il n'était pas surprenant de voir des problèmes techniques survenir. Nous nous en tirons tout de même à bon compte. La chaleur donne de la difficulté à l'accumulateur (autant lorsqu'il fait très froid) et au moteur diésel... on est donc obligé de pousser les véhicules à plusieurs reprises pour faire démarrer par compression. Le second véhicule a en plus une fuite de radiateur... on transporte donc en surplus de l'eau pour fournir "le chameau".


Pendjari: le camping
Le site de camping est très rudimentaire. Il s'agit d'un site sur lequel un bâtiment a été érigé pour fin de recherche dans le Parc. Nous n'avons pas accès à aucun des services (qui sont à peu près limités qu'à des locaux, finalement). Nous installons donc les 7 tentes et préparons un bon petit feu car l'air s'est refroidi... ce qui fait du bien pour nous, les canadiens.

Pendjari: le ciel étoilé maculé
Au cours de la soirée, lorsque nous nous retirons du site du feu de camp, nous découvrons le ciel dans toute sa splendeur. Un ciel fort étoilé dont une grande partie nous est méconnaissable par la latitude où nous nous trouvons. La grande ourse est observable, mais dans une position très étrange. L'étoile polaire est trop basse à l'horizon pour être repérée.

Pendjari: temperature fraîche
Les gens de mon bureau auxquels je leur ai déjà parlé de mon séjour à la Pendjari me l'avaient annoncé: au cours de la nuit, la température est froide. La notion de froid pour un Canadien n'est pas la même. Mais je vous dirais que nous avons ressenti un froid digne d'un petit matin du mois d'août au parc Orford. Malgré un sol dur (on a pas de matelas de sol), un drap était de mise pour dormir. J'ai ressenti le froid à mes pieds mais j'ai très bien dormi, le climat était à mon goût. Au réveil plusieurs ont avoué avoir quelque peu frisonnés.
Au réveil, on apprend que quelques uns ont été malade ou sont mal en point... on doute de la qualité de la bouffe de la veille, qui a été consommée un peu plus de 15 heures après sa préparation, même si conservée au chaud dans des glacières. Des maux de coeurs, de ventre, des crampes et de la diarrhée. Au moment où je relate par écrit, je touche du bois, ca fait 48 heures et j'ai rien ressenti encore!

Pendjari: chutes de Tanougou
Après les chasses infructueuses du 2e jour, nous sommes repartis vers la sortie du parc. Les yeux étaient aux aguets, mais un peu endormis. Ici et là le guide-chauffeur nous pointe des choses intéressantes. Finalement nous filons vers la sortie pour aller voir les chutes de Tanougou et nous baigner, question de se rafraîchir un peu. À l'arrivée sur le site, évidemment, les gens des environs sont là pour nous servir de guide local et nous quémander (cadeaux, argent, "faut donner")... on s'y habitue, on en ignore la plus grande part. On retient les services d'un guide qui nous amène (avec une meute de jeunes) sur le chemin de la chute. Nous traversons un bien bel endroit, forêt luxiriante, sur le chemin d'un cours d'eau qu'il faut parfois enjamber pour atteindre une petite marre où nous pouvons nous saucer. Pas d'hésitation, on saute dedans. L'eau y est si bonne. On en profite pour se secouer et faire décoler la poussière que nous accumulons depuis notre entrée dans le Parc. Quelques temps après nous rentrons au bercail, le dortoir à Natitingou. Je conserverai en mémoire la route qui nous y a menée, à travers les montagnes et les chemins sinueux de l'Atakora.

Arnaque?
Au retour, nous devions payer la balance du voyage. Nous avons commandé le guide-organisateur, Sami, pour tout régler. Nous avions quelques frustrations d'organisation que nous voulions lui faire part: départ en retard, son abscence, l'état des véhicules, les frais cachés. On fini par s'entendre sur le prix final et on le paie... il s'arrangera avec les guides-conducteurs pour le reste. Ils disparaissent et pendant ce temps, on va se faire une toilette obligée et on règle les comptes entre nous... on constate comment l'aventure ne nous a pas dépochée: 27,800 FCFA, soit 62$ canadens pour deux jours (camion, essence, souper, camping, droits).

En soirée, nous pendant que nous parlons de cette aventure entre nous, les deux guides-chauffeurs reviennent nous voir pour nous expliquer une problématique. Le guide-organisateur, à qui nous avions contracté l'aventure, s'est litéralement poussé sans payer les guides-chauffeurs et les camions. Ils exigent que nous fassions quelque chose, sans quoi ils ne quitteront pas les lieux. On explique que ca ne nous concerne pas. Nous parvenons à rejoindre le guide-organisateur pour lui demander de venir sur place régler le tout. Les guides-chauffeurs sont en furie... ils menacent d'aller à la police. "Allez-y la voir" nous répondons. Nous sommes 13 touristes avec la même version... on a des preuves irréfutables, nous sommes parrés. Finalement, ils repartent, voyant que le principal intéressé ne se présente pas. Pfff! Foutaise! Arrangez-vous! Je décide d'aller me coucher car je dois me lever tôt demain pour repartir vers Cotonou... le problème est que je n'ai pas de ticket de bus, le guichet est fermée et plusieurs qui s'en sont procuré mentionnent qu'il restait très peu de places (1 à 2) quand ils ont réservé.

Retour à Cotonou en autobus: tétage de billet... bingo! Quand on est dû, on est dû!
Je me lève donc très tôt pour me pointer au bus en espérant obtenir une place (départ du bus à 7h, je me pointe à 6h15, le soleil se lèvera à 7h15). Je vois les personnes contacts du bus et me confirment que tout est complet. Sac au dos, je vois mes compatriotes monter à bord, je leur souhaite un bon voyage si je ne peux monter. J'insite encore à chaque fois que je vois passer le percepteur: il me faut une place. Il me répond qu'il va y voir lorsque le bus sera prêt à partir. J'écoute les conversations (mi francais et surtout dans la langue locale, à laquelle je ne comprend rien) pour essayer de voir si quelqu'in manque, ne peut pas embarquer ou possède un ticket à vendre... finalement le percepteur m'interpelle, 3 minutes avant le départ, le moteur tourne, le chauffeur et tout le monde sont en place... "yes!" me dis-je. Je détache mon sac à dos et un aidant me le place dans la soute à baggage. Je monte et il m'assigne le meilleur siège, celui tout juste derrière le chauffeur... la vue est trop bonne, j'en reviens juste pas! Le bus se met en mouvement, ca confirme le tout. Le départ est donné, retour à Cotonou. Aux arrêts sur la route, mes compatriotes de voyage m'appercoivent et je leur raconte le tout... ils sont jaloux de la place obtenue; eux, ils ont chaud, assis à l'arrière du bus.

dimanche, décembre 25, 2005

Retour sur un noël mémorable

Un petit supplément de pensée que j'ai omis de publier lors de la visite à Natitingou dans la période de Noël... voici:

J'ai passé un Noël spécial qui restera gravé longtemps dans ma mémoire. Pas que ça ait été le plus férique dans l'environnement habituel du pays de neige ni dans le climat fraternel et familial ou avec mon cercle d'amitiés... Spécial de se retrouver dans un pays chaud, déraciné de chez soi et de sa culture. Le matin du 25 décembre, par exemple, j'étais assis au marché en compagnie de Steven (un autre stagiaire) sur un petit banc d'école placé pour les clients d'une jeune femme qui préparait des boules de pâte de haricot frites dans un marché local à Natitingou (ça goûte la farine de sarrasin, ça fait la job). Dans le brouhaha et l'agitation du marché, je lâche tout simplement que ce n'est pas le plus férique des noëls, mais c'est celui que je me souviendrai le plus longtemps... l'ambiance, l'air, la lumière, les gens, les visages, tout était spécial, étrange, non familier, déroutant et mémorable à la fois. Après ces paroles, il me donne une tape dans le dos, on se regarde, on se sourit, acquiessant sur la pensée que je viens de prononcer.

jeudi, décembre 22, 2005

Mon premier boubou

Bonjour à tous!

Grâce aux bons contacts de mon collègue de travail du CPA&ONG, Brice, je me suis fait taillé un premier "boubou". Le boubou est ce vêtement qui caractérise la mode africaine masculine pour son confort, son caractère ample, sa légèreté, la vivacité de couleur et la forme variable qu'il peut prendre (formel ou de loisir). Ça faisait plus de 3 semaines que je possédais du tissus mais n'avais pas le temps de dénicher un bon tailleur... voilà, enfin, je me paie un beau cadeau de Noël (4000FCFA = 10$ CDN + tissus à 5000FCFA).

Brice a eu la gentillesse de me conduire chez le taileur de la famille, ici, à Cotonou. En l'espace de moins de 10 minutes, on a soigneusement pris les mesures, discuté de la forme de ce que je recherchais et 24 heures plus tard, le magicien avait fait son oeuvre. Juste à temps pour me sauver dans la Pendjari et avoir l'air Africain. Je vous le dit, c'est si confortable, je le porterais à tout occasion.

Le patron de la boîte de couture n'était malheureusement pas présent lors de la commande. Toutefois, je l'ai rencontré lorsque je suis revenu chercher le vêtement. On a bien discuté et complimenté chacun pour le choix (moi le tissus, lui la coupe). Je lui ait parlé que prochainement je voudrais en refaire un autre, plus officiel, plus d'occasion... il a ajouté qu'il a bien des idées et qu'il m'en fera un personnalisé si je lui promet d'en faire la promotion au retour au Canada, notamment en desendant de l'avion avec le vêtement en question. Je suis prêt à prendre le gage à 100MPH. À en voir les magiciens de la broderie travailler, je ne doute pas une seconde des capacités de la boîte.

Alors, pour l'instant, voici une photo officielle de la parade de mode... applaudissez, SVP! Merci!



À bientôt!

PS: Si vous regardez de plus près, oui, vous remarquerez le nouveau look du gars.Ça fait 10 ans que je portais la barbe. Là, à Natitingou, une grosse décision suivant la pression du groupe et il y avait un bon barbier: chlik! coupé! Maudit que j'en ai arraché (et le barbier aussi) quand il a coupé ça à la vieille pioche à lame remplaçable: deux lames ont été nécessaires. C'est probablement temporaire, c'est trip entre les stagiaires pour le look camionneur, c'est-à-dire la moustache et les favoris... pour moins de 75cents, c'est pas cher se faire faire la barbe... mais c'est souffrant!

Visite en pirogue à Sô-Ava

Bonjour a tous!

La récente sortie à Porto-Novo devait être la dernière épisode avant la Grande Aventure à Natitingou et celle du parc de la Pendjari... mais non! Des coopérants d'Oxfam nous avaient organisé une promenade en pirogue dans la commune de Sô-Ava, qui regroupe 42 villages sur 218km carré, tous situés dans la zone innondable de la rivière Sô. La rivière Sô et le fleuve Ouémé sont les deux cours d'eau qui alimentent le lac Nokoué dont Cotonou est bordée au nord (et par la mer Atlantique au Sud). Ces vilages sont innondés bi-annuellement lors des saisons de pluies (grande saison des pluies, avril à juillet et la petite, de septembre à octobre).
D'un dépliant publicitaire (si bien écrit) de la mairie de Sô-Ava, je retire ceci:
Sô-Ava est une civilisation authentique: civilisation de l'eau, de la pirogue, de la barque et de la pêche. Les habitations sont construites sur pilotis, généralement en "ébène rouge". Les toits des maisons sont dans leur majorité des chaumes ou en herbes des marécages. Cependant, la tôle ondulée s'utilise par endroits malgré sa vulnérabilité à la rouille causée par l'embrunt marais. La singularité de la commune de Sô-Ava tient du fait que chaque localité est porte-étendard de la riche culture Toffin caractérisée par les rythmes, les fêtes et autres multiples manifestations folkloriques qui varient d'un village à un autre.
Disons que le texte était tellement à la hauteur de ce que je voulais exprimer que je me suis permis de vous le retransmettre ici. Le voyage d'une journée à travers ces villages de la commune est si fascinant... pour un habitant du Nord que je suis, j'ai peine à croire comment la vie (oh difficile me parrait-elle) s'est accrochée ici?
Dans les quatre villages où nous sommes débarqués, il y avait des dizaines d'enfants pour nous accueillir (et nous quêter, bien sûr). Tous ont peu de quoi se mettre sur le dos ou dans les pieds lorsque ce n'est pas carrément de quoi se nourir. Mais ils sont attachant. Je me suis permi un petit "bain d'amitié" avec eux en jouant quelques minutes au foot à l'aide d'une simple boite rouillée de purée de tomate qui trainait par-là. Oh! que j'ai eu chaud et que j'étais essoufflé! Hugo a subtillement capté la scène sur sa caméra... j'ai hâte de voir ça.
L'image que je vous transmet ici est celle de l'école (en mortaise) et celle de sa salle de classe dans un des derniers voyages le long du fleuve Sô, le plus au nord. Remarquer un peu les moyens rudimentaires. Les enfants ne sont pas à l'école, les vacances de Noël étant déjà en cours (jeu de mot?).
Il y encore tant à raconter de cette journée que je risque de boucher le serveur de blog... alors je vous laisses là-dessus, je dois aller préparer mes valises pour la Grande Aventure!

Joyeux Nowelle à vous tous! Je penserai à vous (et en particulier à ma très chère Chantal)... au plaisir d'avoir de vos nouvelles, à très bientôt! Restez à l'écoute!

PS: je prendrai une p'tite shot de Sodabi (alcool fort tiré de la distillation d'une bouillie des copeaux de bois de palmier, unique au Bénin) en votre honneur à Noël et Jour de l'An!

lundi, décembre 19, 2005

Visite culturelle à Porto-Novo

Bonjour à vous tous, chers(ès) amis(es)!
D'abord milles Mercis pour vos messages de soutien et de vos nouvelles, j'apprécie fort bien.

Le voyage a Porto-Novo était inscrit à la liste des activités inter-culturelles d'Oxfam. C'est donc en compagnie d'un groupe de 10 stagiaires que nous sommes partis jeudi matin dans deux taxis-brousse, 32km de Cotonou. L'expérience de voyager a 6 dans une voiture (chauffeur inclu) est assez unique! Soit compactés par 3 avant et arrière ou 2 en avant et 4 en arrière, on oublie le confort pour la durée du déplacement d'un peu plus de 45 minutes. Tout le long du voyage, je vous jure que l'on retient son souffle à plusieurs reprises: les dépassements par des voitures (via la gauche ou la droite, pfff! peu importe), des zems ou camions, des face-à-face simulés, etc. On ne ferma pas vraiment l'oeil et on oublie toute allusion à un quelconque "code de la sécurité routière". Autre facteur: la vétusté des véhicules: minimum 375,000 km... mécanique douteuse, gauges et indicateurs défecteux, etc. Mais, le principal, c'est que ca doit avancer... lentement, mais sûrement! Bref, l'insouciance totale, je vous en ait déjà parlé?? Bon assez pour la casse, nous faisons route vers Port-Novo sur la musique d'un groupe local Béninois, Sogba. Faudra retrouver le CD, le groupe de voyageurs se l'étant promis. Nous allons donc vers le premier arrêt, le centre Songhai. C'est une école de l'agriculture (bio de surcroît). Nous rejoignons des coopérants d'Oxfam qui y ont leurs locaux de travail, Jean-Guy et Claudette. Ils sont à Porto-Novo depuis déjà 1.5 ans. Leur retour est prévu à l'été 2006. Nous parlons un peu de notre plan de la fin de semaine, et nous faisons des jaloux: musées, palais, jardins et promenade en pirogue sont au menu. Arrivé au musée Ethnologique, on expliquera les différentes rituels des phases de la vie: la naissance, la vie et la mort dans les ethnies au Bénin. L'accent est mis sur les rituels, représentés dans les significations que représentent les masques. Un masque est fabriqué et offert à une personne en particulier pour exprimer ce que la population pensent des agissements ou de la situation d'une personne. Seul les hommes peuvent porter le masque. Le rituel demande aussi à l'homme de se vêtir comme une femme. Le "prête" du village étant au su de tout ce qui se passe, décide quel masque devra être porté par qui dans le village. Un exemple "cocasse" où un masque a été porté par un homme très convoiteur des femmes auxquelles il s'éprend pour semer à tout vent. Le village a fabriqué un masque surmonté d'un homme à tête de loup et dont le sexe est exagérément amplifié par rapport à son corps. Ceci envoyant le message disant que le village n'apprécie pas sa conduite. Trop drôle! Nous partons ensuite pour le Jardins des Plantes et de la Nature (JPN), un semblant de jardin botanique de Porto-Novo. À l'aide du guide, nous y découvrirons: les plantes médicinales, les plantes à fruits et épices, plantes du milieu aquatique, les animaux et la section "parc pour tous". On y retrouve les arbres du café, du cacao, le laurier (Hum! Exquis!) et la muscade, entre autre. Puis dans la section des animaux, le guide appelle d'un étrange son les singes. Il sort de son sac une banane qu'il offre au premier que nous apercevons. Puis ils sont 5 ou 6 tour près de nous. La session de photo est à son paroxisme... on profite du dépaysement.

Après cet agréable tour du jardin, nous allons faisons un petit bout en taxi pour aller vers le Palais Royal du Roi Toffa. De là nous visitons le lieu où les rois se sont succédé dans le royaume local de la région de Porto-Novo (je n'ai pas le nom du royaume, désolé). Le roi pouvait posséder jusqu'à 108 femmes (les reines), dont seulement 21 étaient réunies à la fois dans le palais. Chaque femme avait sa période de temps avec le roi, selon sa période de fécondité. C'était la reine mère qui décidait

Fin de cette première journée, épuisante car le soleil ne laissait pas place à beaucoup de fraicheur. Nous rentrons à Songhai pour un souper suivi d'une veillée. Songhai offre des chambres style dortoir aux visiteurs.

Le lendemain nous somme prêts tôt afin de profiter de la journée qui s'annonce. Au menu: un tour de pirogue et une visite du Grand Marché de Adjara. Il faudra d'abord faire un petit déplacement d'une dizaine de kilomètres en Zem vers Adjara où des stagiaires avaient convenus de rencontrer des guides locaux qui nous mèneraient vers des sites reculés de la civilation, rejoignable seulement par une voie d'eau. Nous partons donc et rejoingnons le site où une petite rivière indique un chemin à travers la forêt luxuriante. Tout en marchant les gens chantent "Yovo, Yovo, bonsoir, ca va bien, merci!" ou en nous interpellant seulement par "Yovo!". Le yovos, ca signifie les blancs... mais sans aucun égard à une marque quelconque de racisme. Les dix yovos prennent place sur la pirogue, quelque peu versante. Pas de faux mouvement, svp!. Les prises de photos affluent, nous sommes en mode touriste, c'est évident. Ce lieu nous enchante, loin de toute pollution, mais pas de la chaleur et de l'humidité. Au bout d'un 20 minutes, nous atteignons la terre ferme où nous débarquons pour partir à l'aventure dans un sentier à travers des sections de villages, de terres cultivées, de bouts de forêts, etc. La marche dure 40 à 45 minutes. Nous parvenons à un village typique de l'Afrique, encore vivant. La chappelle nous y acceuille. De là nous contemplons la simplicité des lieux, mais conforme à la religion catholique. On nous chante un petit refrain d'un "alléluia" rythmé et doux pour les oreilles. Les gens mettent tout leur coeur à nous recevoir et faire plaisir. Le bonheur est simple! Ravis d'avoir egayé notre âme, nous repartons... à la visite d'un second village, d'une simplicité. Dans celui-ci on y retrouve ue fabrication de Sodabi, la liqueur, un alcool fort dont tout méchape à sa description mais dont il brûle le boyaux dans lequel il passe. Cette liqueur est très populaire au Bénin. Facile de fabrication, saoule vite, c'est aussi un fléau envers l'alcoolisme.

Une fois le pied mis à terre, nous progressons vers le Grand Marché Adjara. Celui-ci couvre la petite ville de Adjara. Comme il est tenu qu'une fois tous les 4 jours, autant dire qu'il y a bien du "monde à messe". On y retrouve tous les produits locaux, parfois aussi étranges que familiers. La partie la plus intéressante est au marché des instruments de musique. Je discute longuement dans l'intérêt d'acquérir un "Jambe", ce tambour de bamboux géants et typique des tam-tams du mon royal, est roi ici. L'artisant me montre un modèle, en joue, me montre un peu à en jouer, stimule la vente, fait des offres. Parti de 8000 il est rendu a 3500. Dans ma tête je tiens à pas plus de 3000... voyant que je suis pour abandonner mais que ca m'intéresse encore, il offre le 3000. Je lui demande alors s'il peut autographier dans le bois le nom de l'artiste qui l'a fabriqué... pour 500F. Bref tout s'arrange et je repart avec un instrument de musique dont je me demande comment je vais faire entrer ca dans ma valise au retour! Je tam-tam un peu au retour, sur la ride en Zem. Ca fait bien rire. En fait, je tapoche un peu n'importe quoi.

Au retour a Songhai, nous nous préparons pour le retour en ville, a Cotonou. Seulement la moitié du groupe car l'autre moitié ira vers un autre village samedi pour assister au couronnement du roi d'Abomhey. Ca doit être vraiment la fête, mais je suis trop fatigué, j'ai besoin de someil et j'ai plein de trucs à faire à la maison.

Ouf! Grosse semaine!

La semaine prochaine nous partons pour un grand périple que je vous raconterai seulement en janvier: le parc de la Pendjhari. La savane Africaine avec ses lions, élephants, girafes, antilopes et cie.

Donc j'ai pas la chance de vous écrire à nouveau, je vous souhaite dès maintenant de passer de très belles et joyeuses fêtes. Que tous les voeux de Bonheur, Santé et réjouissance vous accompagnent. Sincère, Bonne et Heureuse Année 2006. Je penserai à vous tous pendant ces moments forts de Noël et du jour de l'An!

Au plaisir de vous lire, écrivez-moi, donnez de vos nouvelles, j'apprécie beaucoup!
PS: les photos sont de Stéphane Arbour, stagiaire en communication chez Oxfam-Québec au Bénin.

lundi, décembre 12, 2005

Visite historique a Ouidah

Bonjour à vous tous!
J'espère que vous avez passé une belle semaine/fin de semaine (faudra que je m'habitue à dire le "week-end"). Mon acclimatation est pas facile de ces temps-ci. Le choc culturel en est à sa deuxième phase, la plus difficile... il me faut pas mal d'appui pour rester dans le chemin, je vous le dit. Alors pour oublier un peu le blues, Samedi et dimanche dernier je suis faire un petit tour à Ouidah, à la maison du projet PGDSM où Stephen travaillera dans les prochaines parties de son mandat. Nous étions 4 (trois de la maison du quartier de la cité Houhéyio) et Stephen (Védoko). Nous avons visité et marché beaucoup sous le soeil de plomb (y a-t-il plus lourd que ce métal pour donner plus de "punch" à la situation de chaleur intense?). Samedi nous avons déambulé dans le secteur, découvert un peu les endroits et finalement nous sommes partis pour la route des esclaves après s'être fait roulé par un guide qui connaissait absolument rien à la route, en improvisant des significations incensées et dont il se chicanait avec les autres gens de la place. Nous avons vraiment payé trop pour cet abruti, irrespectueux. Un contrat verbal au Bénin est un contrat... il ne peut pas être résilié aussi facilement. Donc nous avons fait le chemin. J'ai quelques photos intéressantes de cette route. Le lendemain, dimanche, nous sommes allés visiter le musée d'histoire de Ouidah qui est situé dans l'enceinte du fort Portugais, le seul fort qui est encore existant. C'est là que nous avons reçu l'enseignement de la traite negriaire qui a existé de 1721 à 1848. A Ouidah, les forts Francais, Angleterre, Hollande et Danemark n'existent plus. Ces forts servaient comme lieu de garde des conquérants et de préparation à la déportation des esclaves. Les esclaves devaient passer 14 jours, entassés dans une cours avant de débuter leur calvaire sur la route des esclaves vers la porte du non-retour (env 4 km de la plage). En chemin, les esclaves étaient fouettés s'ils tombaient. Le long du chemin il y avait des postes d'arrêt: l'arbre de l'oubli, par exemple, où les escalves devaient faire 9 tours dans le cas d'un homme ou 7 tours dans le cas d'une femme afin d'oublier son pays, identité culturelle et repères géographiques. Les représentations de l'époque sont très évocatrices du mauvais traitement que subissaient les esclaves: le marché des esclaves, les négriers (bateaux), etc. De toute cette histoire, ce ne sont pas seulement les "conquérants" qui y ont contribué, mais plutôt les rois du pays même de l'Afrique. Ce sont eux qui recrutaient de force les esclaves dans des lieux les plus reculés afin d'aller les troquer au marché. Ces rois s'enrichissaient d'armes (fusils, canon, poudre) afin de maintenir et d'élargir leur royaume. Une fois que nous avons tout compris cela, nous nous sommes rendu compte que nous étions prêts à prendre la route des esclaves, avec un guide plus compétent afin de nous expliquer les différents postes de la route. Mais bon, on saura pour la prochaine fois qu'il ne faut pas se fier au premier venu. Nous avons donc traversé la ville pour nous arrêter à une petite buvette et prendre un rafraîchissement avant d'aller visiter le temple du python, figure mythique du vodun. Le clou de la visite est d'avoir à notre coup un python! Brrrr! Ça nous glace un peu le sang d'avoir cette bébitte au coup. Faut pas s'en faire, elles sont complètement amorphes ces bêtes. Nous avons eu quelques explications sur la croyance qu'entretient la religion vodun par rapport à cet animal, qui incarne le mal.
Alors voilà. La prochaine semaine s'annonce chargée. Je ne pourrai pas travailler beaucoup, je serai occupé par Oxfam à différente formation sur le Bénin et aussi de visites culturelles à Porto-Novo, la capitale du Bénin. Je vous en reparle!
Sur ce, portez-vous bien et ne vous gênez pas de m'écrire, ca me ferait du bien d'avoir de vos nouvelles et d'avoir un contact!!

A bientôt!!!

dimanche, décembre 04, 2005

Travail et sortie Miss CEDEAO

Bonjour à vous tous, très cher(e)s ami(e)s,
Cotonou, 4 décembre 2005.
Ouf! Une grosse semaine de passée... j'avoue que parfois le temps peu sembler long et les choses pas toujours simples quand on est habitué à être très autonomes et individualiste comme dans la société occidentale Nord-Américaine. Ça prend beaucoup de flexibilité et de patience ici. D'abord au travail les choses avancent mais pas beaucoup sur l'essence de mon mandat. Il y a tant à faire pour désinfecter les ordinateurs, bourrés de virus! Comme mon ordinateur a été le premier a être immunisé, le mot s'est vite passé et je n'ai pu refuser d'aller prêter main forte à d'autres personnes dans le besoin. J'était tanné des pop-ups, les redémarrage intempestifs, ralentissement et autres imprévus alors que je tentais de travailler un document. M'enfin, mon horaire de travail est totalement nouveau pour moi qui est habitué à ma routine à Montréal... c'est pas facile changet et ça prendra un petit peu de temps. Je débute à 8h pour terminer la matinée à 12h30. Puis on reprend à 15h après une sieste. Oui! Les gens du bureau (le "service" comme ils disent) est fermé entre 12h30 et 15h et les gens dorment sur leur, chaise, un divan, leur bureau! J'ai fait ma première gaffe un après-midi en ne réalisant pas qu'il n'était pas 15h et en allant frapper à la porte d'un directeur... "Oups! Excusez-moi, je ne voulais pas vous déranger, j'ai pas pensé que...". Le directeur en question m'a excusé et il ne semblait pas faché puisque j'allais arranger quelque chose sur sont ordinateur pour le protéger des virus. Cette semaine comme je disait a été ponctué de sessions de travail et de formation. Comme les formations se terminaient tôt (à notre bonheur car il faisait chaud!), j'en ai profité pour faire des courses ou organiser un peu les prochains jours. Lors de la formation GAR, nous en avons profité pour prendre des photos intéressantes. Voici ici celle de moi et de mes comparses de travail: Brice et Euloge:

Dans un tout autre ordre d'idée: Samedi soir, après une bonne journée d'activités, je suis allé avec quelques autres stagiaires à une soirée Miss CEDAO 2005... genre Miss Univers en version locale à l'Afrique de l'Ouest. Semble-t-il que tout était en direct. Les participantes étaient du Togo, Bénin, Burkina Fasso, Niger, Nigeria, Cap-Vert, Ghana, Sénégal. Le spectacle devait commencer à 21h et ce n'est que vers 22h15 que le tout s'est mis en branle. Lorsque je suis arrivé dans la grande salle du palais des congrès de Cotonou (vers 21h30), la mise en place technique était encore en train de se faire (tests de son, lumières et vidéo)... à l'africaine! Même si la salle n'était pas totalement comblée et que le spectacle était un peu boiteux par rapport à ce que je suis habitué de voir au Québec où tout est "léché" à la perfection, j'ai eu bien du plaisir à gagner mon pronostic en faveur de Cap-Vert, élue Miss CEDEAO. Cap-Vert est un archipel à l'Ouest du Sénégal... cherchez-ca pour moi, svp! Malheureusement, pas de photos :(
Restez en direct, portez-vous bien et en vous saluant, à bientôt!