Fête Vodun à Ouidah (10 janvier)
Bonjour à vous tous!!
J'espère que tout va pour le mieux chez vous et que l'hiver se passe bien malgré ses sauts d'humeurs dont j'ai les echos (via des courriels et aussi Radio-Canada sur le web).
Ben oui, j'ai découvert Radio-Canada sur le web. À mon travail nous avons une connexion internet via le réseau local (un des rares stagiaires à disposer de cette chance). Je me connecte donc parfois pour y écouter les émissions du matin, comme je le ferais à Montréal. Du vrai Vodun d'être si loin et si proche en même temps!
Parlant de Vodun, je suis allé à la fête du Vodun, à Ouidah mardi le 10 janvier. Nous étions plusieurs stagiaires (en fait, tous!) sur les lieux. Il y avait aussi beaucoup de touristes yovos. J'ai jamais vu autant de yovos dans un même lieux... les recettes des ventes pour les locaux ont du être assez fructueuses!
Pour ma part, ce que j'ai pu en retenir, c'est une fête riche en couleur et sens. En sens surtout pour les locaux et adeptes du Vodun. En effet, le Vodun est souvent associé à la sorcellerie, au mauvais sorts ou esprits etc. Ce n'est pas ce que les adeptes veulent démontrer... justement c'est la tendance inverse qui tente d'être inculquée à la population: le Vodun apporte aussi le bien. Les adeptes profitent donc de cette "Journée Mondiale des Arts et Culture Vodun" pour en faire la promotion, la démonstration que ce n'est pas de la sorcellerie. Je vous dirais que c'est tout de même un rituel difficile à comprendre et à suivre pour les non-initiés comme moi. J'ai vu des manifestations de dance, avec des constumes riches en couleur sur des rythmes des tam-tams intenses et soutenus.
Des actions étranges comme égorger et plumer un poulet en guise d'offrande aux esprits. J'ai vu la représentation des esprits se manifester sur le site sous une genre de tipi en paille se déplacer et être conduits par des initiés (ou prêtes). Il y avait aussi quelques apprentis qui s'enfarinaient le corps de poudre d'os pour danser énergiquement sous les rythmes des tam-tams jusqu'à tomber en transe. Chaque apprentis était assigné à un initié qui le commandait par des coups de sifflet. Mise en scène, démonstration ou manifestation réelle? Difficile à dire, mais la scène m'était totalement étrangère à toutes manifestations que j'ai pu voir à ce jour. L'histoire et la tradition Vodun est très longue et complexe. Je n'ai pas encore eu la chance d'y initier assez longtemps pour en comprendre les sens et les manifestations, mais je vous le jure, c'est assez intense de voir ça se dérouler sous mes yeux. Le tout se passait à Ouidah, devant l'enceinte de la forêt sacrée. On raconte que dans cette forêt il y a longtemps, des hommes ont voulu abattre un arbre qui une fois par terre et débité, les hommes se seraient évanouis par une force étrangère pour plus tard se réveiller avec l'arbre complètement remis sur ses racines, comme si rien ne s'était passé. L'histoire de la forêt sacrée révèle bien d'autres manifestations du genre... de quoi bien porter son nom.La cérémonie a débuté par l'arrivée du roi (roi de qui, d'où, malheureusement j'en sais pas trop). Toute une série d'allocution en langue fon et parfois en francais ont caractère le caractère et la nécessité de la fête du Vodun. Les thèmes de la liberté, de la démocratie ont aussi retenu l'attention des gens. Puis les festivités et manifestations ont débutés. Plusieurs groupes de danseurs s'exécutent devant la foule pour s'arrêter devant le roi avant de poursuivre. Les costumes, les instruments, les champs sont tout aussi variés. Tout au long de la cérémonie, les esprits manifestaient leur présence en déplacant les genres de tipis sur la grande place. Le tout sur des rythmes qui provenaient d'un coin ou de l'autre de la grande place. Des dances hautes en couleur et énergiques y étaient exécutées.
Sur place j'ai à nouveau rencontré Simon et France, les deux voyageurs intercontinentaux de Montréal. Simon travaille pour Connexim... on a passé la journée ensemble à déambuler dans Ouidah, assister aux diverses manifestations et échanger un peu des trucs. Petite anecdote qui en vaut la peine: à l'heure du souper, nous avons trouvé un petit resto bon chic bon genre, en retrait de Ouidah.

Au bar, il y avait un poste de TV qui diffusait une émission du style musique plus, mais à l'Africaine. Eh bien , je pouvais m'imaginer que bien des choses prennent du temps à arriver à l'Afrique mais là j'ai pogné un coup de vieux quand j'ai reconnu le clip de "Thriller" de Michael Jackson! Nonnnnnnnnnnnnn! Pas vrai! Vous me croirez pas mais on l'a regardé au complet, figé au petit écran comme la première fois, mais en se remémorant cette époque... ça a presque 20 ans ce vidéo-clip!? Ils ont passé l'intégrale, en plus! Fallait bien être au Bénin, dans un endroit complètement dépaysant et perdu pour se faire rappeller la culture de l'époque.
Sur ce, faites pas de cauchemar, je vais me coucher, la journée a été épuisante (et le médecin qui me met au repos forcé, pensez-y!).
A très bientôt!!
E isso (au revoir)!

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